Mon boulot. j'y passe une bonne partie de ma vie.
Tout un programme, je suis contremaitre dans un service de maintenance pour un gros groupe cimentier.Et voici cette histoire:
Histoire.
Au service du premier industriel de fabrication de ciment depuis plus de vingt cinq ans, j'ai pu évoluer sur différents postes au sein de services de maintenance dans plusieurs sites de ce groupe.
J'ai commencé mon activité salariale avec en poche un Cap de fraiseur aléseur en 1979 dans une entreprise de forges et estampages à Fresnes sur Escaut dans le nord de la France, étant issu d'une famille de mineur du Pas de Calais immigrant dans le bassin Valenciennois.
En dix années passées comme mécanicien, d'abord débutant, j'ai gravi les échelons de la charte de formation, avec l'ambition de terminer mon cursus en occupant un poste de management.
Au hasard de mes mutations, j'ai eu pour mission de gérer une équipe de graisseurs pour un site d'une capacité de 800 000 T/an, réductions de couts de lubrifiants, en ayant en parallèle le pôle CND , comme adjoint au contremaitre ensuite, comme préparateur ici, puis de nouveau sur un poste de contrôleur CND, mise en place d'un suivi vibratoire avec l'aide de collaborateurs et d'experts externes pour l'élaboration d'une politique vibratoire pour ce groupe cimentier.
L'analyse vibratoire entre autre, ma permis de comprendre les mécanismes et faiblesses des machines, failles qui m'ont permis d'avoir un autre état d'esprit sur le montage entre autres des roulements. Il en découle que les stages chez les grands fournisseurs de roulements pour le montage et démontage me semble primordial pour les mécaniciens d'entretien.
Je suis actuellement contremaitre dans un service de maintenance d'une cimenterie avec pour
mission de fiabiliser avec mes collaborateurs ( techniciens) les différents ateliers sous ma responsabilité, atelier broyage de cru, carrière, entre autre en managent des équipes de compagnons parfois internes au service et très souvent de sous-traitants, parfois de plusieurs dizaines de personnes.
La tache n'est pas facile…
Que de difficultés à faire travailler un compagnon, qui aujourd'hui dans le ciment qui demain dans une autre activité et de plus issu d'un milieu complètement étranger avec pour origine souvent des métiers totalement décalés.
Qui n'a de souvenirs de ce pâtissier inscrit à son agence d'intérim venant grossir le service maintenance lors de gros travaux !
Souvent, et ce par manque de connaissances technique, la prestation de ces équipes n'est pas à la hauteur de la technicité demandée.
Nous autres cimentiers, avons été formés sur plusieures années sur des techniques spécifiques a notre domaine industriel.
Avons suivi des stages d'ajustage, soudure, montage, lignage, etc.
Ce n'est pas souvent le cas pour ces petites entreprises, qui recrutent leurs personnel dans le tissus local, et pour qui une formation aussi lourde serai une dépense importante.
Cet état des choses étant ce qu'il est, plutôt que de jeter la pierre à ceux qui de leur labeur montent leurs entreprises avec pour principaux associées souvent des amis et parfois des membres de leur famille.
J'ai donc décider de les aider à se placer comme il se doit avec notre technicité industrielle de grand groupe en tentant de leurs expliquer grâce à un mémento du SST, les « Best Practices » de la maintenance.
Tache somme toute hasardeuse, mais au combien volontaire.

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